19.10.2022 Abdel Rahman El Bacha - photo Marco Borggreve.jpeg

19 oct 2022 à 20h

Neuchâtel, Temple du Bas

ABDEL RAHMAN EL BACHA

piano

Franz Schubert (1797 – 1828)

 

Impromptu D 935 op. 142 no 1 en fa mineur

Allegro moderato

Impromptu D 935 op. 142 no 2 en la bémol majeur

Allegretto

Impromptu D 935 op. 142 no 3 en si bémol majeur

Andante

Impromptu D 935 op. 142 no 4 en fa mineur

Allegro scherzando

 

Frédéric Chopin (1910 – 1849)

Vingt-quatre Préludes op. 28

 

Durée : environ 100’ (pause incluse)

Les sonates de Schubert pour le piano n’ont pas connu rapidement les faveurs de la scène. En revanche ses Impromptus ont été très vite aimés du public et ont souvent été interprétés. Peut-être parce que l’Impromptu peut revêtir des formes diverses, moins travaillées, étant à la base une improvisation. Cela convenait probablement à la nature spontanée du musicien, qui pouvait y déployer ses trésors mélodiques sans devoir répondre aux exigences de la forme sonate, notamment pour la partie développement. Car le 2e cahier des Impromptus, encore plus que le 1er, est une sorte de grande sonate en fa mineur en 4 mouvements, sauf que Schubert n’a pas jugé utile de concevoir un développement pour le 1er, comme il est d’usage pour un 1er mouvement de sonate classique.

 

Chopin Préludes op. 28

   

Les 24 Préludes de Chopin se présentent comme un hommage aux Préludes et Fugues du Clavier bien tempéré de J. S. Bach, mais dans un ordre différent des 24 tonalités. Chopin a été sensibilisé à Bach très jeune. Son apport innovateur est que chaque Prélude devient une entité, et ne prélude qu’à lui-même, la forme de la Fugue étant éloignée des préoccupations expressives du grand musicien. Une fois le cycle parcouru, ce chef-d’œuvre donne l’impression d’être un miroir musical de ce que peut offrir la vie comme couleurs, joies, douceurs, tristesse, révolte et désespoir. L’écriture pianistique magnifie les sonorités du piano, inouïes jusqu’à l’époque de Chopin. Les audaces harmoniques voisinent avec les moments où le langage est très simple, témoignage de l’âme pure qu’était ce grand poète musicien.

 

Abdel Rahman El Bacha