24 janvier 2020

Colombier, Théâtre à 20h

« Musique des Lumières »

Orchestre Musique des Lumières

Anna Egholm, violon (1er Prix CIML 2019**)

Se Tsoi, violon (2ème Prix CIML 2019*)

Facundo Agudin, direction

Jean-Baptiste Lully (1632 - 1687)

Suite Le Bourgeois Gentilhomme

 

Wolfgang Amadeus Mozart (1756 - 1791)

Concerto pour violon No 5 KV 219 *

Allegro aperto - Adagio - Allegro aperto

Adagio

Rondeau: Tempo du Minuetto - Allegro - Tempo du Minuetto

 

Félix Mendelssohn (1809 - 1847)

Ouverture Les Hébrides 

 

Ludwig van Beethoven (1770 - 1827)

Concerto pour violon en ré majeur Op 61 **

Allegro ma non troppo

Larghetto

Rondo Allegro

Depuis 2013, l’Orchestre Musique des Lumières a accueilli quatre Premiers Prix du Concours de Lausanne dans le cadre de sa saison de concerts. Depuis 2019, une tournée romande est venue s’ajouter à ce superbe projet destiné à soutenir des lauréats aussi jeunes que brillants.

Désireuse, elle aussi, de favoriser autant que possible l’émergence des artistes de demain, la Société de Musique est heureuse du partenariat mis en place dans le cadre de la saison en cours et se réjouit de proposer ce concert de l’Orchestre des Lumières et de son chef Facundo Agudin dans le cadre de sa saison officielle.

Au programme de ce concert, le Bourgeois Gentilhomme de Lully, oeuvre qui, même 350 ans après sa création, a su garder toute sa fraîcheur. Suivra le 5ème concerto pour violon de Mozart, chef-d’oeuvre absolu dont on dit volontiers qu’il est un condensé du génie des quatre concertos qui le précèdent… Il est d’autant plus regrettable que Mozart n’en ait pas composé d’autres pour le violon, alors qu’il lui restait seize ans à vivre… 

En deuxième partie, la célèbre ouverture Les Hébrides de Mendelssohn, suivie du grandissime concerto pour violon de Beethoven, composé en 1806. Indéniablement à placer tout au sommet du genre, ce concerto est (comme le cinquième pour Mozart) la dernière oeuvre pour violon et orchestre du compositeur. Véritable poème d’amour en musique, il relate, selon certains historiens que l’on serait tenté de suivre, le bonheur consécutif aux récentes fiançailles de Beethoven avec Thérèse de Brunswick.

 

La première a lieu le 23 décembre 18061,2 au Theater an der Wien, sous l'archet de Franz Clement1,2, célèbre violoniste de l'époque. Clement accepta de commander et créer le concerto pour violon à condition que le rondo final soit sur un thème qu'il avait composé. Ainsi, le dansant thème de refrain, en forme de carillon, est-il de la main de Clement, Beethoven se contentant de l'harmoniser, et de composer tout le reste. Il semble que l'achèvement de son écriture ait précédé de peu le concert, obligeant le soliste à faire du déchiffrage en direct. Il joua d'ailleurs ce concerto en deux parties séparées par d'autres pièces de son cru (jouées avec le violon renversé et sur une seule corde) ce qui n'était guère le meilleur moyen pour que le public puisse apprécier le concerto4. Elle ne fut guère jouée du vivant du musicien, les auditeurs la trouvant assez peu virtuose, le thème trop souvent répété (40 fois), le violon étant très peu présent voire sous-exploité par rapport aux concertos de Niccolò Paganini de l'époque même si la critique reconnut dans l'ensemble que la musique du maître n'était pas sans mérite bien que trop répétitive à leur goût. Seule la représentation de Pierre Baillot en 1812 à Berlin et celle du jeune Henri Vieuxtemps en 1834 à Vienne, sont connues avant la redécouverte par le violoniste Joseph Joachim qui le joue en 1844 à Londres sous la direction de Felix Mendelssohn.

A propos du projet…

Nous sommes partis du constat que pour les jeunes talents, à l’heure actuelle, les possibilités concrètes de se produire en concert en compagnie d’un orchestre professionnel sont rares. L’opportunité de participer auprocessus de mise en place d’un Concerto destiné à être présenté en tournée (quatre à six dates sont au programme) représente, dans le parcours de perfectionnement des artistes à l’orée de leur carrière, un atout professionnel majeur. La collaboration avec Musique des Lumières et Facundo Agudin permettra aux lauréats du CIML sélectionnés de se faire découvrir par le public romand et facilitera aussi les rencontres avec des promoteurs artistiques, des directeurs d’orchestres et de festivals régionaux et internationaux, des éditeurs discographiques et des journalistes spécialisés.

Avec ce projet, qui se déroulera bisannuellement, le Concours d’interprétation musicale de Lausanne et Musique des Lumières consolident leur mission commune d’encouragement et de promotion des talents “made in Switzerland”.

 

Orch. des Lumières

Concert gratuit pour les enfants à 18h (durée 30 min env.)